All-Ireland 2014

samedi 1 avril 2017

Preview de la dernière journée d'Allianz League.

Division 1


Suspens en haut de tableau, un peu moins en bas.

McCarthy de retour dans la ligne de milieu def des dubs

Seul formation à ne pas avoir connu la défaite en six journées, Dublin qui pourra compter sur le renfort de son half back star James McCarthy, jouera sa place pour une cinquième finale consécutive demain après midi à Clones face à Monaghan, rival direct pour l'un des deux tickets.
Une défaite ne signerait pas pour autant une élimination à coup sûr, mais les dubs devraient alors espérer un coup de main de Mayo face à Donegal, autre candidat encore en lice.
Tyrone, battu au finish par Mayo le week-end dernier, peut finalement encore tirer les marrons du feu en tablant sur une double défaite de ses deux concurrents d'Ulster et en s'imposant du côté de Kerry qui n'a plus guère d'espoir et plus rien à craindre dans cette League.
Côté relégation, même si Cavan s'est offert un menu sursis après avoir décroché le nul face à Kerry, il faudra un petit miracle pour leur éviter de prendre  place dans la charrette des condamnés en compagnie de Roscommon, son adversaire du jour.
Une large victoire combinée à une nette défaite de Mayo face à Donegal peut encore les sauver.

Division 2


Les jeux sont presque faits.

Les fans de Meath l'ont mauvaise en voyant le XV aligné par Kildare face à leur concurrent direct pour la montée


Si rien n'est mathématiquement joué pour la montée, les espoirs de Meath d'accompagner le rival du Leinster en D1 sont bien minces.
Assuré de sa montée en D1 depuis dimanche dernier et sa victoire d'un point contre Clare, Kildare va faire tourner pour son dernier match face à Galway, concurrent direct de Meath pour l'une des deux places convoitées. Son coach Cian O'Neill va en effet effectuer pas moins de 14 changements par rapport au dernier match, seul le capitaine Fionn Dowling sera reconduit.
En bas de tableau, Derry devra s'imposer à Fermanagh dans un match couperet pour les deux formations, tandis que Down ira chercher les deux points de la victoire, synonymes de maintien, du côté de Cork qui ne jouera plus rien dans cette Division 2 qu'il aura traversée tel un fantôme.

Division 3


Qui pour accompagner Louth?

Jamie Clarke, décisif il y à deux ans face à Tipp

Louth, comme Kildare à l'étage supérieur,  a déjà son billet en poche pour la finale de sa division et la montée en D2.
Tipperary a perdu la main depuis sa défaite face à Louth lors de la dernière journée  (0-12/0-16) et va jouer sa place à l'échelon supérieur face à Armagh dans une vraie demi finale puisque les hommes au maillot orange occupent justement la seconde place avec 1 petit point d'avance au classement.
Un sentiment de revanche animera le premier county devancé par Armagh pour cette même seconde place de D3 il y à deux ans et battu d'un point dans leur confrontation directe.
La bataille pour la relégation s'annonce furieuse avec...5 équipes concernées  ( Sligo, Longford, Laois, Antrim, Offaly). Ce petit monde se tenant en...1 point au classement général.

Division 4


Pour du beurre.


Plus aucun enjeu en D4, puisque Westmeath et Wexford (le Leinster est décidemment à la fête cette année dans les divisions inférieures) sont déjà certains de se retrouver en finale le week-end prochain et en Division 3 en 2018.
Westmeath ne devrait pas trop souffrir pour conserver son invincibilité face à Londres à domicile.

vendredi 17 mars 2017

Entretien avec Angel Negrete (homme orchestre de la fédé galicienne)


La carte "gaélique" de la Galice


Président du club de Estrelha Vermelha (Santiago de Compostela), Angel Negrete figure parmi les pères fondateurs de la fédé galicienne. 
Le long entretien accordé au Gaelic FC est une occasion de constater les points communs nombreux entre Galice, France et Bretagne...et les différences.

Vous en saurez plus sur la liga galega, véritable socle du développement de ce sport dans la communauté autonome de Galice, ses origines, son fonctionnement et les ambitions de sa sélection, adversaire des bleu(e)s demain à Ourense.
La sélection galicienne s'annonce comme l'un des grands rivaux de la France dans sa quête du titre mondial en 2019.


TGFC: Angel, peux tu nous décrire le déroulement de la saison en Galice? Y à t-il un rendez-vous commun, un lien avec le reste des clubs espagnols, comme c'est le cas en France avec les clubs bretons et fédéraux se réunissant en fin d'exercice?

AN: En Galice, comme en France et en Bretagne, la saison se déroule de septembre à juin. Durant cette cette période les clubs disputent plusieurs compétitions, dont la Liga Galega (le championnat) est la principale et la plus prestigieuse.
Elle se joue sous forme de saison régulière et chaque équipe affronte toutes les autres à deux reprises (à domicile et à l'extérieur). Le championnat masculin est composé de deux divisions (6 clubs en D1 et 7 en D2) avec un système de promotion-relégation.
La ligue féminine est elle composée de 9 clubs et nous expérimentons cette saison un nouveau système de qualification utilisé par le Foot indoor ici, à savoir que toutes les équipes se réunissent sur un même plateau et sur un week-end où chaque équipe joue contre les huit autres.
À l'issue de ce 1er tour, les cinq premiers disputent la D1 et les quatre suivants la D2.
Nous avons également la Copa Galega qui se tient en général en juin après la fin de la saison , c'est un tournoi qui se dispute sur une journée et est calqué sur le format de la plupart des compétitions disputées dans la GAA Europe.
L'an passé, nous avons initié une nouvelle compétition, la Copa Asociación. Il s'agit d'une coupe par tours à elimination directe avec un tirage au sort intégral. Elle se joue sur un mois dans la saison.
En plus des compétitions galiciennes, nos équipes prennent part au championnat ibérique (All-Spain).
Il y a quelques années, on fonctionnait encore sur le mode du rassemblement sur tout le territoire, mais  compte tenu de la difficulté des clubs à effectuer des déplacements aux quatre coins de l'Espagne, il a été décidé de diviser le pays en trois zones géographiques (la Galice, l'Andalousie et une région Centre-est rassemblant les clubs de Madrid, Barcelone ou Valence),
Chaque région envoyant aux finales ibériques ses meilleurs représentants et selon un mode de sélection qui lui est propre. Par exemple, et en ce qui concerne la Galice, nous enverrons cette année les deux premiers de la saison régulière en ligue et le vainqueur de la Copa Galega.

TGFC: Existe t-il une vraie croissance dans la pratique du foot gaélique en Galice et d'autre projets de clubs sont t-ils dans les tuyaux?

AN: Oui, nous avons plusieurs projets de création de clubs actuellement, spécialement dans des zones qui n'en comptent pas encore, mais rien de très concret et de très immédiat si on excepte le cas du O'Condado GAC auquel il manque encore suffisamment de membres pour concourir dans la liga.
Nous espérons pouvoir compter sur eux pour la saison prochaine et même pourquoi pas dès la Copa en mai prochain.
Les projets de création de sections féminines au sein de clubs déjà existants sont l'autre grand chantier auquel nous nous attelons.
Quoiqu'il en soit, les choses avancent parfois plus vite qu'on ne le pense. Pour cette saison 2016/17, nous pensions compter un club de plus ( il s'agissait justement de O'Condado) mais au final ce sont deux autres clubs masculins qui ont vu le jour en septembre (Cambados et Terras do Eume) ainsi que deux nouvelles équipes féminines (Herdeiras e Keltoi).

TGFC: Et à quoi attribuer cet élan selon toi?

AN: principalement aux bonnes performances de nos sélections aux World Games je pense, cela a eu un certain écho dans la région.
Le fait que le football gaélique soit un sport amateur,  joué même au plus haut niveau par des gens "normaux" qui bossent et étudient et qui, dans notre cas, nous permette de jouer pour nos couleurs à un niveau international, ça pèse énormément! C'est une chance unique dans une vie de sportif, quel que soit son niveau.

TGFC: Comment êtes vous parvenu à persuader la GAA de la nécessité de l'existence d'une fédé locale et d'une sélection nationale?

AN: l'évolution de foot gaélique ici a été...météorique: Le premier club - Fillos de Breoán- a été fondé en 2010, la première ligue (à 7 joueurs par équipe) fut disputée en 2012.
Aujourd'hui nous avons treize équipes masculines et neuf féminines, avec 5 à 8 matchs chaque week-end pendant neuf mois et qui impliquent près de 400 personnes...Il était devenu évident que pour gérer tout ça, nous avions besoin de nos propres structures autonomes, ne dépendant pas en direct de la CCC de la GAA Europe.

Par rapport à l'équipe nationale de Galice, on dira que l'idée a d'abord été reçue avec un certain...scepticisme par les instances.
Mais l'adoption massive et rapide de ce sport par les galiciens a pesée lourd, surtout si on prend en compte le fait que 99% des joueurs ici sont des "natifs".
Le football gaélique a acquis un statut spécial ici, on l'a fait notre en quelque sorte. Les liens étroits et de longue date entre l'Irlande et la Galice et ce qu'on appelle ici l'appartenance à la "nation atlantique" sont évidemment déterminant dans l'adoption rapide de ce jeu par un grand nombre de gens.
En fait, la sélection c'est l'aboutissement de ce phénomène. Elle permet à nos meilleurs joueurs de se confronter au meilleur niveau international (hors Irlande), c'est le moteur de notre croissance comme je le disais plus haut.
On voudrait que - le fait que chaque fois que la sélection joue, un ou deux nouveaux clubs voient le jour - devienne la règle absolu.

TGFC: Comme tu le sais peut être, certains de nos clubs comme Lorient, Azur, Provence et plus récemment Clermont, ont eu l'opportunité de se produire dans de grandes enceintes, invités par des clubs pro de foot ou de rugby. Avez vous eu cette occasion ici en Galice?

AN: Ces dernières années, il y à eu pas mal d'opérations de promotion du foot gaélique par les différents clubs (rencontres et initiations dans des écoles, matchs exhibitions dans le cadre de festivals, interview aux tv et radio locales et articles dans de grands médias nationaux sur Internet)
Il y à eu pas mal de tentatives d'approche de la part de clubs pour parvenir à ça oui.
Je me rappelle notamment qu'il y à une paire d'années,  Estrelha Vermelha (club de St.Jacques de Compostelle) avait eu pas mal de contacts avec le Compostela SD (une formation pro évoluant au 3ème niveau national à ce moment là), mais cela n'avait malheureusement débouché sur rien.
Notre heure de gloire est tout de même venue en mai dernier. Le 21 mai 2016, la fédé galicienne de football (soccer) organisait un match amical entre la sélection galicienne et le Venezuela au stade de Riazor à La Corogne (le stade du Deportivo La Coruña). Les équipes étaient composées de joueurs pros évoluant dans la Liga ou la premier League.
Dans le cadre de l'événement, la fédé nous a proposé de disputer un match exhibition à la mi-temps de la rencontre.
Le retour a été très positif, beaucoup de gens ont manifesté leur intérêt pour notre sport et notre projet.
Mais plus que tout, le fait de jouer devant 20.000 personnes et sur une pelouse de classe internationale est quelque chose dont les gars et les filles se souviendront toute leur vie.
Parallèlement, nous avons reçu le soutien de plusieurs personnalités du sport galicien, et pas plus tard qu'aujourd'hui celui de Vero Boquete par exemple (Vero Boquete est une footballeuse internationale espagnole évoluant au Paris Saint-Germain, nommée dans la liste du Ballon D'Or féminin en 2014).
Petit à petit, nous gagnons en visibilité au sein du sport galicien. Maitenant, lorsque vous parlez de football gaélique aux gens d'ici, ils ne vous regardent plus bizarrement, c'est déjà pas si mal...

TGFC: la sélection ou les clubs ont t-ils déjà eu l'opportunité d'effectuer des tournées en Irlande ces dernières années?

AN: Dans la foulée de la création du club, plusieurs membres de Fillos de Breogán ont eu l'occasion de faire une mini-tournée  en Irlande et d'y jouer contre des clubs de Cork et du Wexford. Il n'y avait pas encore assez d'équipe ici et c'était l'occasion de se frotter à des Irlandais, ça ne se refuse jamais, même si notre niveau était encore balbutiant à l'époque...Mais l'expérience a été extrêmement positive et cela a aidé les gars a se forger un début de style de jeu.
L'an dernier, ils ont reçu l'équipe B des Nemo Rangers (réserve de la meilleure équipe du comté de Cork) à La Corogne.
En dehors de ça, au niveau clubs Il n'y à pas eu d'autres matchs contre des équipes Irlandaises. Mais comme en France, Il y à dans les équipes espagnoles pas mal d'irlandais , donc nous avons l'habitude de nous mesurer à des gens qui ont le foot gaélique dans leur ADN.
Dans un futur proche (le mois prochain), le club de Irmandinhos A Estrada organisera un tournoi où seront invités le club féminin de Moylagh GFC (Meath) et l'équipe masculine de Kilbride GAA (Roscommon).
De façon certaine, toutes ces expériences sont riches et vous aident à vous faire une meilleure idée sur votre niveau dans ce sport face à ceux qui l'ont inventé.
Vous pouvez lire des tonnes de bouquins ou vous faire des heures de séances vidéos, ça ne vaudra jamais l'expérience du terrain.

TGFC: Le fait de se mesurer aux irlandais a donc tendance à accélérer l'apprentissage? 

Clairement!, comme en France, nous  sommes fortement influencés et conditionnés par la pratique des autres sports et plus particulièrement du soccer et celà à tendance à influencer le positionnement, la tactique et les réflexes dans le jeu, c'est inévitable.
Je me souviens par exemple qu'à ces débuts, Estrelha Vermelha jouait plus au soccer avec une touche de football gaélique, et puis lorsque ils se sont confrontés aux équipes du championnat ibérique et qu'ils ont réalisé l'éventail des techniques utilisées par les équipes composées en majorité d'Irlandais, la tendance s'est inversée, et ils se sont mis à jouer au football gaélique avec une touche de soccer...
Ce jeu vous fait vous ouvrir l'esprit et réaliser toutes les possibilités dont il dispose, et dieu sait qu'elles sont nombreuses.

TGFC: Suite aux derniers World Games, la fédération française a mis en place un système plus performant de sélection avec des relais dans les clubs, comment les choses évoluent t-elles en Galice?

AN: En lien avec ce j'expliquai plus haut, l'une des principales raisons du succès rencontré par le foot gaélique en Galice tient dans les distances assez courtes entre les différentes villes et clubs (maximum 2h), cela favorisant de façon évidente l'existence de la liga et de la fréquence des rencontres.
Cela favorise aussi notre système de sélection. Nous pouvons nous permettre d'organiser des stages régulier de façon à ce que les coachs affinent régulièrement leur travail et leurs choix.


TGFC: Pour clore cette entretien, qu'attendez vous de cette double confrontation avec les sélections françaises? Le titre mondial en 2019 est t-il un objectif réaliste pour la Galice?


AN: Samedi, nous nous attendons à des matchs plutôt serrés, les équipes galiciennes et françaises sont d'un niveau assez équivalent comme on a pu le réaliser aux World Games, mais le "facteur domicile" peut, et nous l'espérons doit jouer un rôle décisif en notre faveur.
Pour le titre mondial, nous pensons avoir nos chances bien sûr! Si nous continuons à travailler avec autant de sérieux, rien n'est impossible.
La clé selon moi, c'est notre championnat qui nous permettra de découvrir et de faire éclore de nouveaux talents pour les incorporer à la sélection nationale dans cet objectif.

lundi 13 mars 2017

Galice, terre de conquête du football gaélique européen

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La statue du roi mythique Bregoan, en contrebas de la Torre de Hercules à La Corogne



Le Lebor Gabála Érenn, récit mythologique médiéval de la culture celte, conte le peuplement de l'Irlande par différentes peuplades d'origines humaines...ou non. 
Le dernier peuple (le seul d'origine humaine) a avoir pris pied sur l'île, se trouve être la tribu des Míl Espáine, emmenée par les descendants de Breogán, ce roi mythique celte de Galice.

La légende veut que ce soit du haut de la tour d'Hercule, située près de la ville de La Corogne et érigée par Breogán, que son fils Ith, apercevant les côtes irlandaises, décida d'en entreprendre la conquête. Assassiné au cours de cette tentative, ses descendants prendront sa suite. Les fils de mile,  naviguant depuis la Galice, le vengeront et prendront possession de l'Irlande. 
Ils sont, encore selon la légende, les ascendants directs des gaels et les fondateurs de la lignée des rois de Brega, installés sur les terres de l'actuel comté de Meath, comprenant la colline de Tara, qui deviendra le site du sacre des hauts rois d'Irlande.


Aucun texte alternatif disponible.
Le blason de Fillos de Breogan, commémorant le 5ème anniversaire du club

Ce prologue, sous forme de détour par la mythologie celtique, nous aide à mieux cerner les liens culturels ancestraux qui unissent la Galice à l'Irlande, permettant ainsi de comprendre l'origine même du nom du premier club de football gaélique fondé dans la communauté autonome en juillet 2010 à La Corogne, les Fillos de Breogán (les fils de Breogan).

"A la base, nous étions un peu un groupe de "geeks" avides de pratiquer un nouveau sport. Sans matériels et sans clubs alentours pour pratiquer, nous avons quasiment tout appris via youtube et internet" explique Alberto Mendez, co-fondateur du club de Fillos de Breogan et défenseur en sélection de Galice.
Les pionniers de l'implantation du sport roi irlandais ont depuis fait des petits, à tel point que les principales villes issues des quatre provinces de la communauté comptent désormais leur club (Ourense, Lugo, Santiago de Compostela, Vigo, Pontevedra,  A Illa de Arousa, Estrada ou encore Oleiros).
Une ligue parfaitement strucutrée existe depuis 2013. Onze clubs masculins répartis en deux divisions et huits féminins disputaient la troisième édition l'an passé. C'est le club de Santiago de Compostela, capitale de la Galice, Estrela Vermelha FG qui a remporté tout les titres chez les hommes, tandis que les fillas de Breogan ont succédé en 2016 aux Irmandinhas de la ville d'Estrada dans la ligue féminine.


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L'attaquant Mario Iglesias à l'occasion d'une exhibition de football gaélique à l'Esatdio de Riazor (La Corogne) en mai 2016

La sélection galicienne a officiellement vue le jour le 20 juillet 2012 à l'occasion d'une rencontre amicale avec l'équipe de Bretagne dans le cadre du festival "da Terra e da Língua" disputée à Narón dans le nord de la communauté et dont les galiciens sont sortis vainqueurs 5-08/3-08 (23-18). Une recontre historique puisque, pour la première fois, deux séléctions non composées d'irlandais représentaient leurs pays dans une rencontre internationale.

Les deux formations se sont retrouvées à deux reprises depuis, notamment dans le cadre du festival interceltique de Lorient en 2013 pour la seule victoire bretonne 3-12/1-08 (21-11), et la dernière fois en 2015 pour un succès des galiciens 3-09/0-13 (18-13).

"L'équipe de Galice de football gaélique est la seule séléction nationale issue de la comunauté a être reconnue par une instance officielle est pour nous c'est une une immense fierté, c'est notre trésor!" avoue Pedro Villarino, autre membre fondateur du club de La Corogne et relai principal avec la presse galicienne.

Del bar al Mundial en cinco años: así se implantó el fútbol gaélico en Galicia
Les séléctions masculines et féminines de Galice lors des derniers World Games de Dublin


Lorsque la délégation s'est rendue en Irlande au mois d'aout 2016, le football gaélique n'était pas encore reconnu comme un sport officiel par la junte de Galice, ce fut chose faite quelques semaines plus tard.
A l'instar de la plupart des séléctions nationales présentes sur le campus de UCD l'été dernier, le Team Galicia a du faire avec les moyens du bord pour boucler le budget, ne pouvant compter que sur les maigres subsides de la fédé galicienne et sur un petit contrat de sponsoring. 

Même si la Galice est redescendue d'un cran au "ranking mondial" (après sa finale perdue contre l'Argentine en 2015 à Abu Dhabi) et a échoué a fouler la pelouse du mythique Croke Park, le bilan est loin d'être négatif avec deux trophées ramenés dans les baggages. 
Battus de deux petit points par la France lors du match de poule décisif pour l'accession en finale, les garçons du coach Alexandre Sanmartin dit "Jano" se sont offert le scalp de Chicago puis San Francisco pour remporter le Plate (la consolante) et ainsi monter sur le podium derrière la France et New York.
Les filles non plus ne sont pas revenues les mains vides, et sont même parvenues à "venger" leurs compatriotes masculins en prenant le meilleur d'une courte tête sur leurs homologues françaises en finale du Shield (3-03 à 2-05 soit 12-11).

"L'un des prochains buts que nous devons fixer serait de nous structurer de façon plus "professionnelle", même si en évoquant ce sport, le terme n'est pas adapté, j'entends ça dans le sens d'une entente plus étroite ou carrément de jumelages avec d'autres sports pour toucher d'avantage de pratiquants "locaux", explique encore Alberto Mendez à propos du développement de ce sport en Galice et en Espagne. "Il existe des clubs à Madrid, Barcelone, Séville ou Valence, mais où les joueurs sont encore dans leur immense majorité des expats ou des erasmus, la pérénité n'est donc pas franchement assurée d'une année sur l'autre"

La Galice, qui compte à ce jour quinze formations masculines et dix féminines pour un total de pratiquants évoluant autour de 650, ne peut toutefois pas former sa propre fédération "indépendante" compte tenu des réglements officiels nationaux exigeant une certaine ancienneté ainsi qu'un nombre de clubs minimal de trente. Même si "l'haltérophilie, qui est dans une situation équvalente, ne connait pas ce problème" regrette Alberto Mendez.
De façon assez comparable à l'Ecosse ou au Pays de Galles, qui disputent en soccer ou en rugby des compétitions internationales sous leurs couleurs propres et sans pour autant bénéficier (à cette heure....) du statut de pays officiellement reconnus par la communauté internationale, la Galice entends bien, et ce, même dans le cas ou émergerait une séléction nationale espagnole, continuer à être représentée par une équipe distincte, comme le confirme Pedro Villarino,
"C'est une grande fierté pour nous de représenter la Galice à l'occasion de déplacement internationaux, nous sommes une toute petite communauté et dans ces occasions, nous avons réellement le sentiment de jouer pour ceux du pays, c'est toujours très émouvant"

 L'un des éléments clés sur lequel jouent les promoteurs du football gaélique dans la région et dans le reste de la péninsule est l'intégration et la fraternité. La jeunesse de ce sport en Espagne, comme en France d'ailleurs, joue pour une part non négligeable dans l'attractivité auprès d'un certain public se détournant de la pratique du sport roi qu'est le football "conventionnel", trouvant dans le foot gaélique une ambiance différente et l'opportunité de progresser rapidement, même sans posséder un niveau conséquent, dans un sport malgré tout rapidement accessible aux novices.



dimanche 26 février 2017

3ème journée d'Allianz Leagues, suite et fin

Murphy's injury-time free gives Donegal deserved point
Mícheál Carroll (Donegal) devant Jack McCaffrey (Dublin)



 Cette league 2017 n'est décidémment pas avare en matchs intenses et en scénarios à suspens


En Division 1, Dublin se savait exposé du côté de Donegal, face à des hills bien au dessus de ce que l'on prévoyait avant ce début de saison.
Malgré une première période maitrisée, les marines et bleu encaissaient deux buts coup sur coup en l'espace de 40 secondes juste avant la pause, McGee et Ryan McHugh laissaient Dublin à 3pts.
Niall Scully scorait à son tour en début de deuxième mi-temps pour remettre les dubs à niveau et le mano à mano devait durer jusque dans les arrêts de jeu. Davey Byrne pensait avoir fait le plus dur pour le champion en titre, en donnant deux points d'avance à son équipe, mais deux frees signés Ciaran Thompson et surtout Michael Murphy dans le temps additionnel laissaient les deux formations dos à dos (2-05/1-08), et une ultime possession finalement infructueuse aurait même pu permettre à Donegal de faire tomber l'ogre pour la première fois en deux ans, mais Dublin porte la série à 32 matchs sans défaite.
Dublin partage les points pour la deuxième fois d'affilée après le nul face à Tyrone il y à quinze jours, tandis que Donegal a encore engrangé un joli stock de confiance à défaut de victoire.

Une deuxième défaite à la maison pour Kerry met un frein sérieux à ses ambitions dans la league. Monaghan poursuit son parcours de rêve, malgré un nul décevant face à Cavan, ce deuxième succès loin de leurs bases leur offre la pôle position en solitaire au soir de cette troisième journée et avant un déplacement qui sent le souffre face au grand rival du nord, Tyrone.
La stat qui tue et résume probablement leur prestation de cet après midi, Kerry n'a inscrit que 2 petits points dans le jeu (dont un de son défenseur Tadhg Morley) et pas un seul en deuxième période.
Autant dire que la victoire à Roscommon est indispensable dimanche prochain avant de recevoir...Dublin.
Le match Tyrone - Cavan a lui été annulé pour cause d'intempéries et reporté à une date encore inconnue.


 En D2, la défense de Clare qui avait tenu la route jusqu'à présent, a explosé en vol à Galway (1-11/3-13). Les tribes occupent seuls la tête du classement.
Cork a remis les choses en place après la défaite concédée à Kildare, en battant sans difficultés Fermanagh (1-14/0-09).

Louth est seul en tête de la Division 3 après une troisième victoire de rang à Offaly (0-14/2-13). Armagh remporte de son côté le match le plus prolifique du weekend à Longford (3-09/3-11) et reste dans la course à l'accession.

Au dernier échelon de la league, Wexford tient bon sans flamber avec une nouvelle courte, mais précieuse victoire sur Waterford (1-09/0-10).
Enfin, Londres malgré deux buts inscrits s'incline dans le Wicklow (2-04/0-17).




 Résultats et classements,

Division 1

Donegal 2-5 Dublin 1-8 (11-11)
Mayo 1-19 Roscommon 0-14 (22-14)
Kerry 1-10 Monaghan 2-8 (13-14)
Tyrone - Cavan (reporté)




J G N P Pp Pc Diff Pts
Colours of Monaghan.svg Monaghan 3 2 1 0 3-26 1-29 3 5
Colours of Mayo.svg Mayo 3 2 0 1 1-46 2-35 8 4
Colours of Dublin.svg Dublin 3 1 2 0 1-36 3-23 7 4
Colours of Tyrone.svg Tyrone 2 1 1 0 1-25 1-19 6 3
Colours of Leitrim.svg Donegal 3 1 1 1 3-38 5-34 -2 3
Colours of Leitrim.svg Kerry 3 1 0 2 4-37 3-39 2 2
Colours of Laois.svg Cavan 2 0 1 1 0-18 0-25 -7 1
Colours of Roscommon.svg Roscommon 3 0 0 3 3-32 1-53 -15 0



Division 2

Down 1-13 Meath 0-14 (16-14)
Derry 1-18 Kildare 1-17 (21-20)
Galway 3-13 Clare 1-11 (22-14)
Cork 1-14 Fermanagh 0-09 (17-9)




J G N P Pp Pc Diff Pts
Colours of Galway.svg Galway 3 2 1 0 4-40 2-32 14 5
Colours of Kildare.svg Kildare 3 2 0 1 5-48 2-42 15 4
Colours of Cork.svg Cork 3 1 1 1 3-33 1-37 2 3
Colours of Clare.svg Clare 3 1 1 1 4-30 3-35 -2 3
Colours of Cork.svg Derry 3 1 1 1 1-38 5-40 -14 3
Colours of Leitrim.svg Meath 3 1 0 2 3-45 4-39 3 2
Colours of Leinster Council.svg Fermanagh 3 1 0 2 1-35 2-37 -5 2
Colours of Down.svg Down 3 1 0 2 1-34 3-41 -13 2



Division 3

Laois 1-10 Tipperary 1-16 (13-19)
Antrim 0-11 Sligo 1-07 (11-10)
Longford 3-09 Armagh 3-11 (18-20)
Offaly 0-14 Louth 2-13 (14-19)




J G N P Pp Pc Diff Pts
Colours of Cork.svg Louth 3 3 0 0 4-40 0-34 18 6
Colours of Roscommon.svg Tipperary 3 2 0 1 4-44 3-37 10 4
Colours of Armagh.svg Armagh 3 1 1 1 5-38 6-34 1 3
Colours of Sligo.svg Sligo 3 1 1 1 4-35 3-38 0 3
Colours of Offaly.svg Offaly 3 1 0 2 0-47 4-32 3 2
Colours of Roscommon.svg Longford 3 1 0 2 4-31 3-32 2 2
Colours of Laois.svg Laois 3 1 0 2 3-31 3-48 -17 2
Colours of Antrim.svg Antrim 3 1 0 2 1-31 3-42 -17 2


Division 4

Carlow 1-10 Limerick 0-10 (13-10)
Westmeath 2-18 Leitrim 1-09 (24-12)
Wexford 1-09 Waterford 0-10 (12-10)
Wicklow 0-17 London 2-04 (17-10)




J G N P Pp Pc Diff Pts
Colours of Wexford.svg Wexford 3 3 0 0 1-39 1-32 7 6
Colours of Galway.svg Westmeath 3 2 1 0 4-46 3-31 18 5
Colours of Monaghan.svg Waterford 3 2 0 1 3-43 3-26 17 4
Colours of Carlow.svg Carlow 3 1 1 1 3-36 4-35 -2 3
Colours of Leitrim.svg Leitrim 3 1 0 2 2-40 2-44 -4 2
Colours of Roscommon.svg Wicklow 3 1 0 2 1-36 4-38 -11 2
Colours of Leinster Council.svg Londres 3 1 0 2 5-27 2-49 -13 2
Colours of Leinster Council.svg Limerick 3 0 0 3 1-30 2-42 -15 0

Matchs avancés de la 3ème journée d'Allianz Leagues, le recap

Quatre rencontres nocturnes en ouverture de cette troisième journée d'Allianz Leagues, une par division.

 

Division 1

 

Cillian O'Connor inscrit le seul but du match sur penalty

Mayo a redressé la barre après la défaite initiale face à Monaghan. Après avoir fait tomber Kerry dans son jardin il y à quinze jours, les westerners, malgré un début de partie à l'avantage des rossies, ont nettement dominé leur voisin de l'est, Roscommon (1-19/0-14), .
Mayo rend un 0-17 inscrit dans le jeu par 12 joueurs différents, et même si Cillian O'Connor se fend d'un 1-04, c'est David Clarke (gardien de l'année en 2016) qui reçoit le titre d'homme du match.
Deux retours à noter côté Mayo, Lee Keegan (rentré pour Colm Boyle après son exclusion pour carton noir) et Brendan Harrison.
Mayo rendra visite à Dublin samedi prochain pour les grandes retrouvailles entre les deux finalistes du All-Ireland 2016.
Roscommon reste lui scotché à la dernière place avec une troisième défaite en autant de matchs et aura bien du mal a éviter l'un des deux strapontins menant vers la D2.

Division 2

 

Joe Murphy scored Down's goal
Joe Murphy auteur du but pour Down

 La victoire de Down sur Meath (1-13/0-14) est un petit événement car elle met fin à une douloureuse série de quatorze défaites de rang (championship et league comprise).
Les rouges et noir auront souffert jusqu'à l'ultime seconde et un free de Donal Lenihan dévié au dessus de la barre par Gerard McGovern.
On croyait Meath sur la bonne voie après la large victoire sur Derry lors de la dernière journée, mais on repart de zéro pour coach McEntee et les royals, qui loin de pouvoir prétendre à la promotion, vont devoir cravacher dur pour éviter la relégation au troisième niveau national.


Division 3

 

Conor Sweeney scored seven points tonight (file pic).
Conor Sweeney, meilleur scoreur de Tipperary (7 points)

Tipperary a superbement réagi après la déception de Sligo lors de la journée précédente, prenant le meilleur sur Laois (1-16/1-10).
Une victoire pour son premier match hors de ses bases qui permet au  premier county de basculer du bon côté du classement à la mi-league, et de rester dans la course pour la montée en D2.
Déception pour l'ancien manager de Tipp, Peter Creedon, désormais sur le banc de Laois. Après avoir coiffé Armagh il y à deux semaines, le O'Moore county ne fera pas la passe de deux. Privé de nombreux cadres, la bataille pour éviter la relégation s'annonce comme le destin de Laois.
C'est le milieu offensif de Tipperary, Brian Fox (Éire Óg Annacarty) qui se voit decerné le titre de "man of the match".
Pour la petite histoire, cette victoire est la première de Tipperary contre les hommes des midlands depuis 1976.


Division 4

 

Brendan Murphy scored four points from play in Carlow’s over Limerick. Photograph: James Crombie/Inpho
Brendan Murphy et ses 4pts élu homme de match

Carlow joue décidémment aux montagnes russes, après un nul méritoire du côté de Westmeath et une  défaite face à Londres à domicile, les hommes au maillot le plus "rasta" du pays se sont imposé (1-10/0-10) face à un Limerick au fond du trou après une troisième défaite en trois journées dans la dernier niveau de la league.
Le penalty transformé par John Murphy à la 38ème s'est révélé décisif, faisant basculer le match du côté des barrowsiders inscrivant 4 points sans réponse à la suite de ce but.

samedi 25 février 2017

Congrès de la GAA, l'année des révolutions!

On peut sans exagérer parler de révolution dans la très conservatrice GAA. Le congrès réuni à Croke Park en cette fin de semaine, vient en effet d'adopter plusieurs changements de taille.


Adoption du "super 8"

Le plus significatif est sans conteste l'adoption de la motion dite, du "super 8" à compter du All Ireland 2018 et sur une base expérimentale de trois saisons.
Le nouveau format de compétition consiste en l'introduction d'un "round robin" à partir des quarts de finale du championship. Les huits équipes qualifiées seront placées dans deux groupes où chaque équipe affrontera une fois les trois autres. Les deux premiers de chaque groupe se qualifieront pour les demis-finale. Ces dernières se jouant sur le mode classique de l'élimination sèche sur un match.
Il est à noter que chaque formation jouera un match à domicile, un à l'extérieur et un troisième à Croke Park (autant dire deux à domicile pour Dublin...).
La proposition de Laois de faire disputer une phase de groupes aux 16 équipes disputant le premier tour des qualifications n'a en revanche reçu que 25% d'approbation et n'est donc pas adoptée.

La répartition des comtés pour la première saison se fera comme suit:


  • Groupe 1 Champion du Munster, Champion du Connacht, Finaliste de l'Ulster ou l'équipe qui l'aura battu lors du 4ème tour de qualifications, Finaliste du Leinster ou l'équipe qui l'aura battu lors du 4ème tour de qualifications
  • Groupe 2 Champion du Leinster, Champion d'Ulster, Finaliste du Munster ou l'équipe qui l'aura battu lors du 4ème tour de qualifications, Finaliste du Connacht ou l'équipe qui l'aura battu lors du 4ème tour de qualifications.
Pour se faire une petite idée du rendu, si l'on appliquait cette formule à l'édition 2016 du All-Ireland, cela donnerait:

 Groupe 1           Groupe 2
 Kerry                  Dublin
Galway                Tyrone
Donegal               Tipperary
Mayo                    Clare

Le moins que l'on puisse dire est que cette motion n'a pas provoqué, loin s'en faut, une belle unanimité, et la GPA (association des joueurs) fut en première ligne de l'opposition au projet avec Cork GAA.
Parmi les soutiens, on compte  Kerry, Meath, Cavan, Galway, Donegal, Mayo, Monaghan et l'ancien président de la GAA, Sean Kelly.

 


 Les finales du All Ireland de football et de Hurling...au mois d'aout!



Il s'agit là d'une modification historique du calendrier, les finales des All-Ireland de football et de Hurling se tiendront en effet au mois d'août, à compter là aussi de la saison 2018, et ce en lieu et place (pour le football) du traditionnel troisième dimanche de septembre. Une grande première depuis...1903!
Ainsi, et même si le calendrier officiel n'est pas encore connu, on peut dors et déjà penser que la finale du All-Ireland 2018 de hurling se jouera le 13 aout, et celle de football le 27 aout.
 Le but avoué est de laisser plus de place dans le calendrier aux championnats de clubs dans les comtés.


Plus de prolongations, moins de replays

La motion 6 a également été adoptée, et très largement (à 91%). Ce qui signifie que désormais, seules les finales provinciales et celle du All-Ireland pourront, en cas d'égalité à la fin du temps règlementaire, donner lieu à des replay. Dans tout les autres cas, on disputera des prolongations.




vendredi 24 février 2017

24 Février 2007, les larmes de John Hayes...

Il y à Dix ans jour pour jour, le XV du trèfle disputait son deuxième match du tournoi des 6 nations dans le temple des sports gaéliques. 


Après une courte défaite face à la France quinze jours plus tôt, les hommes en vert s'imposent dans les grandes largeurs (43-13) face aux Anglais dans une rencontre qui dépasse alors évidemment, et de loin, le cadre du sport et du rugby, même si cette défaite est la pire jamais concédée par l'équipe anglaise dans le tournoi, tant en terme d'essais encaissés que de différence de points.
Provisoirement exilés, comme leur collègues du soccer, pour cause de destruction et reconstruction du vénérable stade de Landsdowne Road et de sa mythique station de DART (train urbain dublinois) située sous la tribune principale.
Les hommes en vert, galvanisés par le contexte et faisant preuve d'une grande capacité de résilience après la défaite initiale face aux français, ne laissèrent pas la moindre chance à l'équipe de Brian Ashton en ce 24 Février 2007.

video

Au delà du match en lui même, le souvenir de cette journée et spécialement de l'instant particulier des hymnes, est resté gravé dans la mémoire collective des Irlandais.
Pas un sifflet au moment où raisonne le "God save the queen" dans Croke Park, puis  surtout ce sentiment puissant, quasi religieux à l'heure de reprendre en choeur le fameux "chant du soldat", le Amhrán na bhFiann hymne de la république d'Irlande, puis le Ireland's Call, ce chant propre à la sélection de rugby composée de joueurs du sud (Eire) et du nord (Irlande du Nord).
Le souvenir du massacre de novembre 1920 perpétré par les troupes auxiliaires "black and tans" dans ce même stade est  évidemment présent, mais aussi celui des émeutes de fans anglais lors d'un match amical de soccer en février 1995 à Landsdowne, ces derniers balançant tout ce qui leur tombait sous la main aux spectateurs de la tribune située en contre bas et provoquant l'arrêt définitif du match alors que l'Irlande menait 1-0.
Et pourtant, quelque chose de plus grand semble planer sur le stade ce samedi là, l'Irlande toute entière tient dans le plus imposant de ses châteaux forts, imprenable.

Le fait que les équipes nationales de soccer et de rugby utilisent les installations de Croke Park n'allait pas forcément de soit, car la fameuse "loi 42" (amendée depuis) du code de la GAA est très claire et proscrit formellement la tenue de rencontre de sports "étrangers" sur des terrains appartenant à l'association.
En réalité , les soccer et le rugby (sports anglais) sont plus particulièrement visés, car de nombreux matchs amicaux de foot US se sont tenus à Croker, avant pendant et après la réfection de Landsdowne Road, sans que cela ne provoque de débats houleux au sein de l'association ou de la société irlandaise.
La demi-finale de la H Cup 2009 opposant la provinces du Leinster à celle du Munster retiendra quelques années le record d'affluence pour un match de clubs au rugby. Cette "perf" tiendra jusqu'en 2016 où successivement  Wembley puis le Camp Nou de Barcelone,  - à l'occasion de la finale du top 14 - detronneront Croke Park.

mercredi 15 février 2017

Le dernier tour de piste de Seán Cavanagh

La nouvelle flottait dans l'air depuis un moment. Seán Cavanagh l'a confirmé, cette saison 2017 sera pour lui la dernière sous le maillot des red hands.


Tyrone captain Seán Cavanagh. Photo by Oliver McVeigh/Sportsfile
Le capitaine de Tyrone, Sean Cavanagh

Le triple vainqueur du All-Ireland avec Tyrone (2003, 2005 et 2008) avait pourtant déjà affirmé l'an passé vouloir raccrocher avant de faire volte face le 1er novembre dernier, refusant de rester sur la terrible note de son exclusion lors du quart de finale perdu par les siens face à Mayo.

Le footballeur de l'année 2008 est désormais parfaitement serein avec l'idée de sa retraite inter-comté "Je suis certain de mon choix, le fait d'avoir arrêté une date me permet même de mieux profiter de mon rôle et d'aprécier d'autant plus chaque session d'entrainement", ajoutant "je sais bien que je ne retrouverai plus après cette camaraderie, ces moments là me manqueront" "Nous avons la chance ici (à Tyrone) de ne pas subir de clivages entre clubs, tout le monde est à 100% concentré sur la réussite de Tyrone".

Cavanagh affirme aussi vouloir être réglo avec ses co-équipiers et ne pas donner le sentiment de vivre sur une rente ou une réputation.
Conscient des limites imposées par le temps passant (il fêtera demain ses 34 ans), Cavanagh est clair "C'est en ayant tout ça à l'esprit que j'ai pris la décision de rempiler en 2017, si je n'étais pas en mesure de suivre le rythme de 4 ou 5 sessions par semaine, je ne l'aurais pas fait, mais je sais aussi que ce sera beaucoup plus difficile l'an prochain, je crains par dessus tout la saison de trop".

Le quintuple All-Star a également ré-affirmé sa confiance totale en Mickey Harte qui, selon lui, a encore énormément a apporter en tant que manager, et ce en dépit des hésitations du board local a le prolonger ces dernères saisons.

Revenant sur la critique récurrente pointant le faible nombre de points inscrits par Tyrone, notamment lors des grands rendez-vous, et son manque de talents devant, Cavanagh, qui a débuté sur le banc samedi à Croke Park, n'élude pas "Clairement, nous devons bosser notre efficacité devant. Samedi soir (contre Dublin en league), nous avons tiré 28 fois pour un bilan comptable de 1 but et 7 points, c'est trop peu et c'est probablement la clé pour prétendre aller au bout en championship"


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Seán et son frère Colm soulevant la Sam Maguire Cup en 2008

Une sacré page à tourner pour lui comme pour le comté donc, Cavanagh est l'un des plus anciens joueurs du circuit en activité, avec 16 campagnes à son actif, il effectua ses débuts en 2002,  remportant cette année là, la première National Football League de l'histoire de Tyrone, et la conservant d'ailleurs l'année suivante.
Son palmarès collectif et individuel en senior parle de lui même,

3 fois vainqueur du All-Ireland senior (2003, 2005 et 2008)
2 fois vainqueur de la National Football League (2002, 2003)
5 fois vainqueur du championnat d'Ulster  (2003, 2007, 2009, 2010, 2016)

Meilleur joueur de la saison 2008
Meilleur joueur de la finale du All Ireland en 2008
5 nominations dans la All Star team de l'année (2003, 2004, 2005, 2008 et 2013)


Ces trois nominations consécutives dans la All Star team de l'année font d'alleurs de lui le seul joueur issu de la province d'Ulster avec le grand Peter Canavan (Tyrone) a avoir jamais réussi cette performance, et le premier milieu de terrain depuis Jack O'Shea (Kerry) au début des années 1980.
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Le "tackle" controversé sur McManus en 2013


Joueur pour le moins "accrocheur", son fameux "tackle" (en réalité un quasi plaquage, donc illégal) sur Conor McManus lors du quart de finale du All Ireland 2013 remporté face à Monaghan, déclencha nombre de polémiques en raison de sa sanction par un simple carton jaune, et restera dans les esprits comme le déclencheur de l'adoption de la règle du carton noir, rentrant en vigueur dés le mois de janvier 2014.